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200 médicaments en libre-service dans les pharmacies à partir de mai

lundi 17 mars 2008

Le ministère de la Santé a confirmé mardi que quelque 200 médicaments seraient disponibles en libre-service dans les pharmacies au mois de mai. Il s'agit de traitements contre le mal de gorge ou les maux de tête qui sont déjà délivrés sans ordonnance, derrière le comptoir, et souvent non remboursés. Cela doit permettre de faire baisser les prix. Les pharmaciens redoutent une moins bonne information des malades.

A partir du mois de mai, 226 médicaments devraient être en libre-service dans les pharmacies. Une information confirmée mardi par le ministère de la Santé et l'Agence du médicament. Cette nouvelle forme de commercialisation concerne des médicaments déjà délivrables sans ordonnance et souvent non remboursés, mais présentés derrière le comptoir du pharmacien. Elle répond à une volonté de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui souhaite ainsi faire baisser les prix des pilules en informant mieux les consommateurs.

Sont concernés, selon les premières pistes dévoilées dans un document de travail, des médicaments contre le mal de gorge, l'acné, les troubles mineurs du sommeil, les maux de tête ou encore l'arrêt du tabac. En revanche, les produits homéopathiques ne seront pas dans cet espace de libre-vente. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé doit encadrer ce nouveau type de commercialisation avec "une notice adaptée et un conditionnement adapté à la posologie et à la durée de traitement". Soit 5 jours maximum. Au-delà, il faudra aller consulter un médecin.

Mais les syndicats de pharmaciens redoutent que cet espace de vente en libre-service ne se transforme en une "zone de libre consommation". Ils ont d'ailleurs d'ores et déjà annoncé qu'un pharmacien pourrait toujours refuser la vente d'un produit "dans l'intérêt du patient". La zone de libre-service sera clairement délimitée dans l'officine, assure le ministère.

Cependant c'est un moindre mal pour le président de l'Union nationale des pharmacies de France. Selon Claude Japhet, face à la "volonté du ministère, il valait mieux qu'on fasse des efforts pour qu'il y ait un meilleur accès (...) dans un secteur sécurisé qu'est l'officine, plutôt que de voir ces produits-là partir dans d'autres cercles de distribution sans aucun réel contrôle pharmaceutique".

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