Le médecin n'a pas le droit de donner délibérément la mort
lundi 6 août 2007
Cette décision ne peut cependant relever que d’une réflexion progressive et collégiale, associant le patient lui-même, lorsqu’il est conscient, ou son entourage affectif lorsqu’il ne l’est plus, en tenant compte de directives anticipées qu’il aurait pu donner. Les soins palliatifs, incluant le soutien psychologique et spirituel, peuvent être à même d’éviter les souffrances inutiles lorsque la vie prend fin et permettre à la personne de s’éteindre sans effroi.
Tout homme, toute femme, a le droit de mourir en paix.
L’Ordre national des médecins tient également à réaffirmer que l’engagement éthique du médecin est de combattre la maladie, en accompagnant la vie et la dignité de la personne humaine jusqu’à la mort. Confronté à la fin de vie, le médecin doit exploiter toutes les ressources de son art, parfois même en prenant des risques vitaux dans ses prescriptions destinées à soulager le malade.
Mais en aucun cas, le médecin n’a le droit de donner délibérément la mort.
L'Ordre National des médecins estime que la transgression de cet interdit par la loi serait une régression majeure de notre société dans sa conception de l'Homme et du respect dû à la vie.
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Après 19 ans de coma : il se réveille avec 11 petits enfants et la fin de la dictature
lundi 4 juin 2007

Une expérience qui tord le cou à l’idée d’euthanasie, c’est en tous cas le miracle qu’a vecut il y a quelques heures un cheminot polonais, sortit du coma après 19 ans.
Jan Grzebski est tombé dans le coma suite à une tumeur au cerveau après un accident dans lequel un train le frappait de plein fouet. Les faits remontent à 1988.
En 2007, Monsieur Grzebski s’éveille. Il redécouvre une Pologne liberée de la dictature communiste, sa femme qu a véillée l’homme tous les jours lui annonce une seconde bonne nouvelle, il est grand père de 11 petits enfants !
L’homme n’en revient pas, la Pologne est membre, non du Pacte de Varsovie, mais de l’OTAN, elle est aussi partie integrante de l’Union européenne.
"Lorsque je suis tombé dans le coma, il n’y avait que du thé et du vinaigre dans les magasins, la viande était rationnée et il y a avait d’interminables files d’attente dans les stations-service", a-t-il raconté à la chaîne polonaise d’actualité en continue “TVN24”. "Ce qui m’étonne aujourd’hui, dit-il, ce sont tous ces gens qui se promènent avec leurs téléphones portables et ne cessent de rouspéter. Moi, je n’ai pas à me plaindre", sourrit l’homme, conscient du véritable miracle dont t-il est l’objet, alors que les hopitaux n’y croyaient plus.
L’homme témoigne de son coma, une richesse pour les médecins et les docteurs qui travaillent sur ce phénomène : "J’ai tout vu, j’ai entendu, les médecins qui me donnaient un mois ou deux à vivre, mais je n’ai pas pu réagir", a-t-il déclaré sur TVN24. Jan Grzebski rapelle aussi le rôle primordial de son épouse Gertruda dans sa guérison : "C’est elle qui a toujours pris soin de moi, c’est elle qui m’a sauvé la vie".
Quant à sa femme, elle est allé au delà du pessimisme médical : "J’ai beaucoup pleuré et j’ai beaucoup prié. Ceux qui venaient nous voir, posaient la question : quand va-t-il mourir ? Mais il n’est pas mort".