Le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait être de 12 milliards d'euros en 2007, a déclaré dimanche la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
Priée sur Canal+ de confirmer le chiffre de 12 milliards, elle a répondu: "Oui, c'est cela, pour l'ensemble des branches de la Sécurité sociale. Et pour ce qui me concerne, c'est-à-dire l'assurance maladie, un peu moins de sept milliards".
"C'est la raison pour laquelle nous avons des objectifs ambitieux de maitrise des dépenses et en particulier de l'assurance maladie", a-t-elle ajouté.
"Je proposerai à la représentation nationale un objectif d'augmentation des dépenses de l'assurance maladie (Ondam) de 2,8%, donc un objectif réaliste mais ambitieux", a précisé Roselyne Bachelot.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale sera présenté lundi par les ministres du Travail, du Budget et de la Santé, Xavier Bertrand, Eric Woerth et Roselyne Bachelot.
Il affichera un déficit supérieur à celui initialement prévu pour 2007 (8 milliards d'euros).
Après les mesures de redressement des comptes sociaux adoptées en juillet, le gouvernement tablait sur un déficit du régime général de 11,6 milliards d'euros cette année.
"Le solde du régime général ne devrait pas dépasser 10 milliards d'euros en 2008", s'est engagé le gouvernement auprès de Bruxelles.
Affichage des articles dont le libellé est bilan de la santé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bilan de la santé. Afficher tous les articles
Le déficit 2007 de la Sécu à 12 milliards d'euros
lundi 24 septembre 2007
Libellés :
bilan de la santé,
deficit,
secu
Un bilan de la santé sur le Web
mardi 24 avril 2007

Evaluer... par ses propres yeux. En matière d'évaluation du système de soins, l'habitude avait été prise de réserver cette fonction à nos amis les experts, et en particulier les médecins. Ce qui n'était pas toujours la bonne manière d'ausculter quand les choses n'allaient pas, voire de renseigner un patient soucieux de se faire opérer dans de bonnes conditions. «Il y a des gens qui ont des réseaux, qui savent où s'informer, d'autres qui n'ont que le hasard pour se guider», notait récemment Alain-Michel Ceretti, spécialiste dans la lutte contre les infections nosocomiales. Qui ajoutait : «La situation française est symbolisée par un tel retard en matière d'information que tout ce qui est de nature à en apporter est bienvenu.»
Interrogations. D'où la très bonne idée que vient d'avoir le Collectif interassociatif des usagers de la santé, le CISS une structure qui regroupe les plus grandes associations de malades et d'usagers , en s'engageant dans la construction «d'un outil interactif à même de contribuer à l'évaluation du système de soins et à promouvoir l'information et l'orientation de ses utilisateurs, les patients». Faut-il aller dans tel établissement plutôt que dans tel autre pour se faire opérer d'une cataracte ? Comment est la nourriture dans l'hôpital ? Y a-t-il plus de risques d'attraper un méchant microbe dans ce service-ci plutôt que dans celui-là ? Le médecin se laisse-t-il aller à un dépassement d'honoraires conséquent ? Mille et une interrogations qui ne sont pas sans conséquence sur la prise en charge du patient, d'autant qu'il y a urgence. «Plusieurs rapports ont mis en évidence le besoin d'information. Or, malgré les diverses sources mises à sa disposition, il manque une information claire, lisible et comparative. Cette absence d'information peut conduire les patients à faire des choix inadaptés, parfois même à leur détriment.»
Enquête. C'est dans ce sens que le CISS (avec l'association Aides et l'Unaf) a fait alliance avec la structure associative Action Santé pour monter «un outil interactif». Le but ? Recueillir, à l'aide d'une enquête permanente en ligne, des données «patients». Ces derniers, ou leurs proches, répondront à un questionnaire qui détaillera l'hospitalisation. Et son déroulement. Ainsi, peu à peu, se constituera une base de données comparatives qui sera mise à la disposition du public. «Dans un premier temps, Avisanté (1) s'intéressera à quatre grands domaines : la naissance, la médecine de ville, l'hospitalisation en médecine et en chirurgie, les soins de suite et de réadaptation.» Ensuite ? «Les données de l'enquête seront recueillies et traitées au fur et à mesure de leur renseignement. Elles seront immédiatement mises à disposition, par établissement et secteur d'activité.»
«Budgets». Tout reposera donc sur une enquête permanente en ligne. «La protection des données personnelles sera garantie, ainsi que leur non-utilisation commerciale», précise le CISS. «Tout l'enjeu est la communication que l'on fera autour de ce site et des budgets pour le faire, conclut Alain-Michel Ceretti . Car, s'il y a peu de pub, cela restera confidentiel, et, dans quelques mois, le site fermera.» Et il ne restera alors aux usagers qu'à se contenter de faire confiance au palmarès des services hospitaliers que publie régulièrement la presse magazine, palmarès qui repose bien souvent sur des critères quantitatifs et non qualitatifs.
Libellés :
bilan de la santé,
sante,
web
Inscription à :
Articles (Atom)