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La silicose dans les mines françaises « largement sous-évaluée »

jeudi 20 septembre 2007

« Les maladies professionnelles sont des maladies négociées. Depuis les années 1920, leur définition fait l’objet d’une controverse permanente entre patronat et syndicats (…) Les rapports officiels admettent que le système ainsi construit sous-évalue largement leur incidence. » Le constat dressé par une étude de l’Institut national d’études démographiques est alarmant.
La sous-évaluation passe d’abord par une « sous-déclaration » : « Le médecin du travail étant rétribué par l’employeur, les salariés hésitent à lui déclarer des affections qui pourraient justifier leur licenciement . » Il peut aussi s’agir d’« un arrangement direct » : « Le salarié ne déclare pas sa maladie comme professionnelle, alors prise en charge par la branche maladie de la Sécurité sociale, épargnant à l’employeur de voir augmenter sa cotisation à la branche accidents du travail et maladies professionnelles. En compensation, ce dernier accorde au salarié des avantages divers . » La silicose, une affection pulmonaire incurable qui concerne les mineurs, mais aussi les personnes travaillant dans les carrières, la fonderie, la verrerie, le bâtiment ou les travaux publics, « offrent une illustration extrême de ces problèmes ».

Ainsi, le total cumulé de 34 000 mineurs ou anciens mineurs morts officiellement de la silicose entre 1946 et 1987 ne serait « qu’un plancher ».
Ce chiffre exclut notamment les personnes n’ayant pas atteint un taux d’invalidité d’au moins 50 % ou celles dont les familles n’ont pas demandé que le décès soit attribué à la silicose en vue d’obtenir une réversion de rente, une « démarche très incertaine » (le taux de refus est passé de 30 % dans les années 1950 à près de deux tiers en 1991).
Il exclut aussi les personnes ayant changé de profession au fur et à mesure de la fermeture des puits, ainsi que nombre d’immigrés, comme les Polonais revenus dans leur pays dans les années 30, souligne encore l’étude, pour laquelle un « chiffre de 40 000 morts constitue une estimation basse, voire très basse, du nombre de victimes de la silicose dans les mines françaises de 1946 à 1987

Sida : un nouveau traitement vraiment inabordable

dimanche 16 septembre 2007

La grande avancée espérée depuis longtemps dans la lutte contre le sida est enfin arrivée. A la mi-mars, la Food and Drug Administration [office fédéral de contrôle pharmaceutique] a approuvé le Fuzeon (T-20), premier médicament appartenant à la nouvelle première classe de traitements contre le VIH à apparaître en plus de sept ans sur le marché américain. [En France, le produit est disponible depuis le mois d'avril par le biais du système d'autorisation temporaire d'utilisation (ATU).] Le Fuzeon est attendu comme une délivrance par plus de 150 000 personnes [aux Etats-Unis] - soit par environ 30 % des patients qui résistent aux antirétroviraux existants et sont à court de nouveaux traitements.
Mais le Fuzeon pourrait bien rester un rêve pour les personnes pauvres et dépourvues d'assurance maladie. Fixé au prix ahurissant de 19 990 dollars par an [17 085 euros], le premier des nouveaux "inhibiteurs de fusion" est de loin le plus cher traitement contre le sida jamais produit. De plus, il doit être pris en association avec d'autres médicaments, ce qui fait grimper le prix d'une année de traitement à plus de 30 000 dollars. Un prix à comparer aux 10 000 ou 12 000 dollars annuels à débourser pour les combinaisons actuelles de médicaments antirétroviraux (Crixivan, Zerit et DDI).

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Alerte sur les dentifrices vendus à l'étranger

vendredi 27 juillet 2007

L'Afssaps attire l'attention sur la commercialisation, notamment en Espagne, en Grande-Bretagne, au Canada et aux Etats-Unis, de "dentifrices contenant du diéthylène glycol (DEG) ou une contamination microbienne".

Si aucun cas n'a été signalé dans l'hexagone, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a souhaité attirer l'attention des consommateurs sur ces produits impropres à la consommation et généralement "importés de pays tiers tels que la Chine ou l'Afrique du Sud".

Le DEG est une substance utilisée comme solvant ou comme antigel, et toxique lorsqu'il est ingéré. Dans les dentifrices, il est utilisé comme épaississant.

Dans son communiqué, l'Afssaps précise que l'utilisation de tels dentifrices est dangereuse pour les enfants en bas âge et les personnes âgées.

Elle conseille, en cas d'achat de dentifrice à l'étranger :
- de ne pas utiliser les produits cités dans la liste qu'elle publie en ligne, http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/070707_dentifrice.pdf
- de vérifier l'étiquetage des dentifrices éventuellement distribués gratuitement (hôtels, compagnies aériennes)
- de vérifier l'étiquetage des dentifrices vendus en dehors d'un circuit habituel

La leptospirose fait un mort après une chute accidentelle

mardi 17 juillet 2007


C'est parce qu'il était tombé accidentellement dans un canal à Valence (Drôme) en avril dernier qu'un homme de 75 ans vient de décéder des suites d'une leptospirose.

Maladie animale transmissible à l'homme et généralement liée aux rats, elle n'est mortelle que dans 10% des cas. Par contre, on trouve la bactérie à l'origine de cette pathologie dans la plupart des cours d'eau français. Plusieurs centaines de cas sont recensés en France chaque année et le risque de contracter cette maladie grave après un plongeon en eau douce existe bel et bien.

Pas de psychose

Sans être alarmiste, sachez que se baigner dans une rivière n'est effectivement pas sans danger. La nature étant très mal faite, sachez que c'est surtout lors de fortes chaleurs que la bactérie responsable de la leptospirose, Leptospira interrogans, prolifère et donc que le risque de contamination augmente proportionnellement à votre envie de piquer une tête.

Quelques précautions à prendre

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Le vaccin contre le cancer du col de l'utérus remboursé

mercredi 11 juillet 2007


Le Gardasil, plus particulièrement destiné aux adolescentes et pré-adolescentes, sera remboursé à hauteur de 65% par la Sécurité sociale, selon un arrêté publié au Journal Officiel mercredi.

Le vaccin contre le cancer du col de l'utérus, le Gardasil, sera remboursé à 65% par la Sécurité sociale aux jeunes femmes visées, selon un arrêté publié au Journal Officiel mercredi 11 juillet.
Commercialisé en France depuis fin novembre au prix public conseillé de 135,59 euros la dose, il s'administre par voie intramusculaire, en trois doses.
La Sécurité sociale remboursera chaque dose à 65%, a précisé le laboratoire qui commercialise ce vaccin, Sanofi Pasteur MSD, dans un communiqué.
Le Gardasil sera remboursé "aux jeunes filles âgées de 14 ans" et aux "jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle", précise le JO।

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Accouchement : pas de pression sur le bidon !

mercredi 2 mai 2007


La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande l'abandon d'un procédé pourtant banalisé lors de l'accouchement : l' « expression abdominale ». Celle-ci consiste en l' « application d'une pression sur le fond de l'utérus avec l'intention spécifique de raccourcir la 2ème phase de l'accouchement ». Concrètement, le médecin appuie sur le ventre de la future maman pour accélérer le travail.

Cette manoeuvre est une pratique fréquemment employée dans les maternités par les médecins et sages-femmes. Elle ne fait cependant l'objet ni d'un enseignement spécifique au cours des études, ni d'une évaluation particulière durant la carrière du personnel médical. En France la pratique n'est d'ailleurs même pas recensée.

C'est à la demande du CIANE (Collectif Interassociatif Autour de la Naissance ) que la HAS a étudié les bénéfices et les risque associés à cette technique. Il en résulte que « le vécu traumatique des patientes et de leur entourage, et l'existence de complications, rares mais parfois graves, justifient l'abandon de la pratique ».

En cas de nécessité d'écourter la 2ème phase de travail, la HAS recommande « le recours, en fonction du contexte clinique, à une extraction instrumentale (forceps, ventouse obstétricale, spatules) ou à une césarienne ».

Enfin si une telle pression est réalisée, « elle doit être notée dans le dossier médical de la patiente par la personne en charge de l'accouchement, en précisant le contexte, les modalités de réalisation, et les difficultés éventuellement rencontrées। Jusqu'à aujourd'hui elle était rarement signalée dans le dossier médical.

Petition Contre la Franchise de Sarkozy

samedi 28 avril 2007


Nicolas Sarkozy, s'il est élu président, veut "franchiser" l'accés aux soins। C'est la fin de la sécurité sociale solidaire, remplacée par l'assurance privée avec l'incapacité pour des millions d'accéder aux soins, y compris ceux qui ont la CMU, la casse du droit à la santé. Bref c'est un système de soins à l'américaine proposée par le candidat de l'étranger, celui des néo conservateurs néolibéraux de Washington.

petition à signer ici

Des lunettes directement chez l’opticien sans passer par l'ophtalmologiste

mercredi 18 avril 2007


Un décret qui est paru au Journal Officiel autorise désormais les opticiens à renouveler ou adapter des lunettes correctrices sans rendez-vous préalable chez l'ophtalmologiste. Cette décision doit permettre de faire gagner du temps au public tout en soulageant les ophtalmologistes.

Les opticiens vont donc être autorisés à adapter la prescription de verres correcteurs dans le cadre d'un renouvellement, s'est félicité lundi l'Asnav (Association nationale pour l'amélioration de la vue), qui annonce « un meilleur accès de tous aux professionnels de la santé visuelle ». Cette pratique demeure néanmoins soumise à la condition que l'ophtalmologiste n'ait pas exclu cette possibilité en le mentionnant sur l'ordonnance.


L’ASNAV a réagit positivement à la publication du Décret n° 2007- 553 du 13 avril 2007 relatif aux conditions d'adaptation de la prescription médicale initiale de verres correcteurs dans le cadre d'un renouvellement et aux règles d'exercice de la profession d'opticien-lunetier. Pour Bertrand Roy, son Président « On ne peut que se féliciter de la publication de ce décret qui va permettre un accès plus facile et surtout plus rapide au médecin ophtalmologiste, pierre angulaire de la santé visuelle ».

Bertrand Roy poursuit « En clarifiant et précisant le « qui fait quoi », le gouvernement pose les conditions de structuration d’une véritable filière de santé visuelle dans notre pays. L’organisation proposée doit permettre de dégager du temps médical pour l'accueil et le suivi de populations qui ont un besoin accru de soins, et notamment de mener des actions plus intensives de prévention et de dépistage de maladies comme le glaucome, ou de suivi des diabétiques. »

Dans le même temps, cette disposition « renforce le rôle professionnel de l’opticien, interlocuteur de proximité pour nos concitoyens, compétent pour suivre les évolutions des défauts visuels, et orienter nos concitoyens vers le médecin ophtalmologiste en tant que de besoin » ajoute t-il.

Pour les patients qui sont atteints de presbytie, le médecin devra avoir prescrit la première correction de ce trouble de la vision. L'opticien-lunetier sera ensuite tenu d'informer le médecin prescripteur si la correction s’avère différente de celle inscrite dans l'ordonnance initiale. Il devra recevoir le patient dans l'enceinte de son magasin ou un local attenant « dans de bonnes conditions d'isolement phonique et visuel ». Le décret précise aussi que « l'intimité du patient doit être préservée ».

Mais l’ASNAV demande aussi une politique pro-active de prévention dans le domaine de la santé visuelle et notamment 3 mesures phares avec la mise en place un carnet de vue pour pouvoir suivre sa santé visuelle, l’envoi des informations sur les contrôles de la vision à faire pour les enfants aux parents et le fait de rendre obligatoire un examen de contrôle visuel régulier pour les conducteurs.
 
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