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Un appareil de radiothérapie tout neuf inutilisé depuis des mois

samedi 18 août 2007

Sept mois… Depuis sept mois, un appareil de radiothérapie, tout neuf, croupit dans un centre spécialisé de Saint-Martin-Boulogne.

« Dire que si nous avions fait cette opération nous-mêmes, il y a longtemps que l’appareil de radiothérapie serait en service.
» En montrant cet appareil tout neuf, Jacques Hernandez, docteur au centre Joliot-Curie, ne décolère pas : « Au départ, on voulait l’acquérir seul, on avait d’ailleurs fait une demande en ce sens il y a trois ans… Elle a été rejetée dans un premier temps, avant qu’elle ne soit acceptée à condition qu’il soit acheté en collaboration avec l’hôpital dans le cadre d’un GIE. » Un GIE (groupement d’intérêt économique) accusé de tous les maux et surtout d’un retard impressionnant – plus de sept mois – dans la mise en service.

« Nous avons reçu la machine le 15 décembre 2006, souligne-t-il, elle est installée dans le “blockhaus” que nous avons construit, on en est là. » Une machine pour répondre à l’activité croissante. « Il y a 25 ans, il n’y avait qu’une machine au centre , explique le médecin, actuellement nous en avons deux mais en raison de l’augmentation du nombre de cancers traités, il nous fallait un équipement supplémentaire… quitte à le partager avec l’hôpital. » Car pour lui, la volonté au départ était « bien de rompre le monopole du centre (1) ». Une hypothèse acceptée juste pour « avoir une troisième machine ».
Sauf que les choses traînent en longueur। Au coeur du problème : le physicien indispensable au bon fonctionnement de la machine. « Nous avons proposé que notre physicien (2) s’en occupe, quitte à lui mettre un assistant…, souligne-t-il, mais l’hôpital a refusé, voulant son propre service de physique… Une exigence qui ne répond à aucune raison valable mais qui est inscrite dans les textes du GIE. Et aujourd’hui, le professionnel tarde à signer son contrat. » On en est là… avec un quotidien dur à gérer. « Nous traitons 100 à 130 patients par jour, précise-t-il, avec deux machines dont une qui a vingt ans. » Pour faire face à l’afflux de patients, « le personnel travaille plus… mais, malgré tout, les files d’attente s’allongent ». Pas satisfaisant.

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