
6 à 10 % des médicaments seraient des faux. Si les pays pauvres restent les plus touchés, la contrefaçon pharmaceutique gagne aussi les pays riches
L’histoire se déroule en 1995 au Niger. Confronté à une épidémie de méningite, le pays décide de lancer une grande campagne de vaccination à laquelle participe Médecins sans frontières. Sur place, l’organisation humanitaire utilise des vaccins de l’Institut Pasteur, venus de France. Mais un jour, une de ses équipes se retrouve en rupture de vaccins. Elle décide donc de s’adresser à une antenne départementale du ministère nigérien de la santé pour obtenir de nouveaux médicaments.
A priori, toutes les garanties semblent réunies. Ces vaccins de l’Institut Pasteur ont transité par un circuit officiel puisqu’ils ont été donnés au Niger par son voisin, le Nigeria. Mais au moment de les utiliser, l’équipe de MSF a un doute. Ces vaccins ont un aspect bizarre, ils ont du mal à se dissoudre. Prudents, les médecins humanitaires préfèrent ne pas s’en servir.
Une heureuse intuition. Après analyse, les experts révéleront que ces vaccins ne contenaient que de l’eau. Des «faux» purs et simples qui,
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