L’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) met une nouvelle fois en garde sur les conditions de prescription d’un traitement anti-acnéique à base de isotrétinoïne. En effet, l’isotrétinoïne, plus connu sous le nom de Roaccutane® est prescrit en cas d’acné sévère. Commercialisé depuis plus de vingt ans, la mise sur le marché des génériques tels que Curacne®, Procuta® et Contracné® datent de 2002.
Depuis une dizaine d’années, le Roaccutane® est suivi de près en raison des ces effets psychiatriques : tentatives de suicide, risque de dépression, etc. Au total, quinze suicides et une vingtaine de tentatives chez des patients présentant des antécédents psychiatriques seraient liés à sa prescription depuis 1985.
« La notice patient a régulièrement été modifiée pour mettre en garde sur le risque de dépression, de tentatives de suicide et de suicide dans la liste des effets indésirables des médicaments » précise l’Afssaps.
Selon l’Afssaps, ce médicament « fait l’objet d’un dispositif renforcé de pharmacovigilance depuis 1995 ». L’Afssaps ajoute que « les études publiées n’ont pas permis à ce jour de démontrer une association entre la dépression et la prise d’isotrétinoïne ». Suite au suicide d’un adolescent de 17 ans, l’Afssaps met en garde les prescriptions et tente d’ « explorer d’éventuelles mesures complémentaires » telles que la mise en oeuvre de RBP (Recommandations de Bonnes Pratiques) en vue de sensibiliser corps médical et patients.
Voir le communiqué de presse de l’Afssaps : http://www.datapressepremium.com/rmdiff/CPisotretinoine1.pdf
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