Le professeur Jacques Marescaux a réalisé une ablation de la vésicule biliaire en opérant une femme par voie transvaginale, réalisant ainsi une première mondiale, annoncent les Hôpitaux universitaires de Strasbourg dans un communiqué.
L'opération, pratiquée le 2 avril dernier à Strasbourg par ce spécialiste de la télé-chirurgie et son équipe, a duré trois heures. Elle a été réalisée, sans incision de la peau ou de la paroi abdominale, au moyen d'un endoscope flexible muni d'instruments longs (1,50 mètre).
Seule une aiguille de 2 mm a été mise en place au niveau de l'abdomen pour insuffler le gaz carbonique nécessaire à sa distension, comme dans toute opération laparoscopique (contrôlée sur écran grâce à un système optique doté d'un éclairage que l'on introduit dans l'abdomen).
"Les suites post-opératoires ont été marquées par l'absence totale de douleur" chez la patiente, âgée de 30 ans, qui souffrait de calculs de la vésicule biliaire, précise le communiqué.
Pour le professeur Marescaux, qui s'apprête à déposer un dossier devant le Comité d'éthique en vue de réaliser bientôt une opération transgastrique (via l'estomac), l'utilisation des voies naturelles est appelée à se développer "très vite" en matière de chirurgie dite "mini-invasive".
Outre l'absence de douleur postopératoire, cette technique permet selon lui d'éviter toute cicatrice ainsi que tout traumatisme de la paroi abdominale. Elle facilite également l'accès à certains organes.
Une équipe américaine de la Columbia university de New-York avait franchi une étape le 20 mars dernier en réalisant une opération similaire par voie mixte, transvaginale et transabdominale.
Dans le cas de l'opération de Strasbourg, la vésicule a été placée dans un sac de protection avant d'être évacuée par le vagin qui a été suturé
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